Revenir à l'essentiel ✨

Publié le 2 septembre 2026 à 09 h 31

Ma foi n’est pas née hier.

Bien avant que je puisse mettre des mots sur ce que je ressentais, j’ai eu la chance d’être accueillie par la famille de ma meilleure amie d’enfance. Une famille profondément catholique, qui m’a fait entrer, à sa façon, dans l’univers de la foi.

J’ai chanté dans la chorale de l’église à Noël. J’ai appris les prières, les traditions, les moments de recueillement.

Mais avec le recul, je réalise que ce n’est pas cela qu’ils m’ont transmis de plus précieux.

Ils m’ont appris que Jésus était amour.

Et surtout, ils me l’ont montré.

Ces gens ont continué et font toujours  partie de ma vie. Ils ont vu mes détours, mes questionnements, mes choix, mes erreurs, mes transformations. Ils ont vu les différentes versions de moi qui se sont succédé au fil des années.

Et jamais je ne me suis sentie rejetée ou jugée  par eux.

Ils n’ont pas essayé de me convaincre par la peur.

Ils ne m’ont pas condamnée.

Ils m’ont aimé tout simplement.

C’est probablement l’un des plus beaux enseignements que j’ai reçus sur Jésus : l’amour avant le jugement.

Parce que lorsque je regarde Jésus dans les Évangiles, c’est aussi ce que je vois.

Il allait vers les personnes que les autres évitaient. Il touchait les malades. Il s’asseyait avec ceux que l’on pointait du doigt. Il accueillait l’être humain avant son titre, avant son histoire, avant ses fautes... Car il voyait le cœur 🤍

« Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »
— Jean 13:34

Ma foi, elle, n’a pas toujours été vécue de la même façon.

Il y a eu des périodes où je priais beaucoup et d’autres où je priais moins. Des moments où j’allais à l’église, où j’allumais des lampions, où j’avais besoin de me recueillir. Et il y a eu des périodes où ma vie m’emmenait ailleurs.

J’ai péché.
J’ai douté.
J’ai cherché.
J’ai emprunté plusieurs chemins.

Mais quelque part en moi, je savais toujours qu’Il était là.

Dieu ne disparaissait pas parce que moi, parfois, je m’éloignais.

Puis, à un moment de ma vie, j’ai recommencé à ressentir profondément la vie. À ressentir que tout était relié, que tout était un, qu’il existait quelque chose de plus grand que ce que mes yeux pouvaient voir.

Mais dans cette recherche, je suis beaucoup allée vers l’extérieur.

Les cartes d’oracle.
Les pierres de protection.
Le pendule.
Les signes.

Je cherchais à comprendre. À recevoir des réponses. À me rassurer aussi parfois.

Jésus était pourtant toujours quelque part dans mon cœur. Je le savais. Je le ressentais. Je ne l’avais jamais complètement oublié.

Mais je crois qu’à cette époque, je ne reconnaissais pas encore pleinement sa place dans ma vie.

Je cherchais beaucoup autour de moi ce que je n’avais peut-être pas encore appris à reconnaître profondément en moi.

Et pourtant, tranquillement, ma foi continuait de s’ancrer.

Le 17 août 2025 marque pour moi un moment important.

Après une séparation de trois mois avec Denis,quelque mois seulement après notre mariage , une période pendant laquelle nous avions choisi de prendre chacun notre chemin pour aller regarder et guérir certaines choses en nous, nous nous sommes retrouvés.

Nous avons choisi de nous remarier devant Dieu, dans notre cœur.

Nous sommes allés au monastère des Sœurs Clarisses pour faire bénir nos alliances avant de les porter à nouveau.

Ce jour-là, Sœur Lise m’a remis une Médaille Miraculeuse de la Vierge Marie.

Je la porte depuis.

Ce n’est pas simplement un bijou pour moi. Elle est devenue le rappel d’un moment où quelque chose s’est replacé à l’intérieur.

Ma foi s’ancrait autrement.

J’ai commencé à ressentir de plus en plus le besoin de retourner au monastère. De m’asseoir dans la chapelle. De faire silence. De parler au Seigneur Jésus.

Et curieusement, je demandais peu.

Je remerciais beaucoup.

Merci pour ma vie.
Merci pour ce qui était là.
Merci pour ce que je comprenais et même pour ce que je ne comprenais pas encore.

Et lorsque je demandais réellement quelque chose, c’était souvent très simple.

Enlève-moi cette lourdeur.
Apaise mon cœur.
Aide-moi à traverser ceci.
Donne-moi la paix.

Et tellement de fois, je me suis sentie entendue.

Pas nécessairement parce que tout devenait exactement comme je l’aurais souhaité, mais parce qu’une paix arrivait. Une lourdeur diminuait. Quelque chose s’adoucissait en moi.

Puis il y a eu l’accident.

LE 18 AOÛT 2026...

La fracture.

Et là, quelque chose s’est produit.

Quelque chose que j’ai encore du mal à expliquer avec des mots.

Dans cet arrêt forcé, dans la perte de contrôle, dans le dépouillement de tant de choses que je croyais importantes, ma foi a pris une autre profondeur.

Je n’ai plus ressenti le même besoin de chercher davantage à l’extérieur.

J’ai commencé à revenir vers Jésus autrement.

À lui parler davantage.
À lire sa Parole.
À prier.
À écouter.

Et surtout, à reconnaître pleinement cette présence que, d’une certaine façon, j’avais toujours portée en moi.

Depuis l’accident, je ne dirais pas que Jésus est soudainement apparu dans ma vie.

Je dirais plutôt que j’ai enfin commencé à le reconnaître autrement.

Et depuis, ma foi prend encore plus de place.

Pas parce que tout est facile.

Au contraire.

Lorsque plusieurs choses de notre vie nous échappent en même temps, lorsque le corps nous impose un arrêt, lorsque nos plans changent et que nous ne pouvons plus contrôler la suite comme avant, il reste une question fondamentale :

Sur quoi est-ce que je m’appuie maintenant?

Pour moi, la réponse devient de plus en plus claire.

Sur Lui.

Aujourd’hui, je ressens un besoin que je n’avais jamais ressenti avec autant de force : parler de ma foi.

Parler de Jésus.

Pas pour imposer une croyance.
Pas pour dire aux autres comment ils devraient vivre.
Pas parce que je serais devenue parfaite — loin de là.

Mais parce que l’amour que je ressens mérite d’être partagé.

Je rêve d’un monde où nous arriverions davantage à nous regarder les uns les autres avec cet amour.

Un monde avec moins d’étiquettes.
Moins de condamnation.
Moins de « moi j’ai raison, toi tu as tort ».

Et davantage de compassion.

Nous sommes humains. Nous allons encore juger parfois. Nous allons nous sentir jugés. Nous allons réagir avec nos blessures, nos peurs et nos émotions.

La foi n’efface pas notre humanité.

Elle peut cependant nous rappeler où revenir lorsque nous nous égarons.

Revenir au cœur.

Revenir à l’amour.

Revenir à Dieu.

Je crois profondément que le Saint-Esprit peut habiter, transformer, consoler, éclairer et ramener notre cœur vers ce qui compte réellement.

Et peut-être que nous compliquons parfois énormément ce qui, au fond, est extrêmement simple.

J’ai longtemps cherché DEHORS...

J’ai voulu comprendre AVEC MA TÊTE...

J’ai voulu recevoir des signes.

Aujourd’hui, je découvre doucement que l’essentiel n’est peut-être pas quelque part à l’extérieur de moi.

L’essentiel est cette présence vers laquelle je peux revenir.

Dans le silence.
Dans la prière.
Dans un merci murmuré.
Dans les larmes.
Dans une chapelle.
Dans mon salon.
Dans les jours lumineux comme dans ceux où tout semble s’écrouler.

La foi n’est peut-être pas de ne jamais douter.

Elle est peut-être de savoir où revenir lorsque le doute arrive.

Et moi, aujourd’hui, je sais où je reviens.

À Jésus.

À cet amour que l’on m’a enseigné lorsque j’étais enfant.

Cet amour qui m’a suivie malgré tous mes détours.

Cet amour que je comprends aujourd’hui d’une manière nouvelle.

Parce qu’au bout de tous les chemins, de tous les titres et de tout ce que nous croyons devoir devenir, il reste peut-être simplement ceci : aimer, se laisser aimer et revenir à Celui qui nous ramène à l’essentiel.

Amour et lumière 🤍