Et si aujourd'hui tu ne faisais rien...

Publié le 18 juillet 2026 à 17 h 50

Il fut un temps où mes week-ends étaient aussi remplis que mes semaines.

Les activités des enfants, le camping, les sorties... J'étais incapable de rester à la maison. Et si, par hasard, je passais une journée sur le sofa, la culpabilité s'installait immédiatement.

J'avais l'impression de perdre mon temps.

Puis un jour... mon corps m'a arrêtée...

Une dépression majeure.

Moi qui étais incapable de rester chez moi, je suis devenue incapable d'en sortir.

Loufoque, hein?

Avec le recul, je réalise que cet arrêt a été un immense enseignement. Il m'a obligée à réapprendre à vivre. Parce que je ne vivais pas... je faisais.

Et j'ai compris une chose qui m'a bouleversée.Mes enfants ne m'avaient jamais demandé toutes ces activités. C'était moi qui croyais que c'était ce qu'il leur fallait. Moi qui pensais qu'une bonne maman devait toujours remplir les journées.

Aujourd'hui, je sais que faire n'est pas être.

Les plus beaux souvenirs ne naissent pas toujours des grands projets. Ils naissent souvent d'un café partagé, d'un fou rire, d'une sieste dans un hamac, d'un silence, d'une présence.

Ne rien faire... ce n'est pas perdre sa journée.

C'est parfois la plus belle façon de la vivre...

Doux samedi à toi